Programme pluri-formations

Systèmes Complexes en Sciences Humaines et Sociales



Coordination : Henri Berestycki & Jean-Pierre Nadal
Centre d'Analyse et de Mathématique Sociales
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
(CAMS, EHESS 54 bd Raspail - 75270 Paris Cedex 06)

PPF "Systèmes complexes en SHS" :
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Quoi ?


Activités
  • Partenariat avec l'Université de Northwestern
En 2007 un accord général de coopération a été signé entre l'EHESS et l'Université de Northwestern (NU) aux Etats-Unis, et un accord similaire est préparation entre l'ENS et NU. Le PPF "Systèmes complexes en SHS" est un acteur important du développement de ce partenariat entre Paris et NU au travers d'une collaboration avec le Northwestern Institute on Complex Systems (NICO).

En 2007, le PPF a ainsi permis l'organisation d'un Atelier (groupe de travail EHESS-NU et conférences plénières ouvertes à un large public) - précisions ci-dessous, in English.

Workshop "Dynamics and Complexity in People and Societies", Northwestern University, Evanston 22-24 Oct., 2007. Co-organization: J. Pierrehumbert and A. Wilkinson (NU), H. Berestycki and J.-P. Nadal (EHESS).

Event sponsored by the James S. McDonnell Foundation, the French Ministry of Foreign Affairs, the Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), The Northwestern Institute on Complex Systems, The Northwestern Mathematics Department, The French Interdisciplinary Group and The Weinberg College of Arts and Sciences.


Plenary lectures :

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Argumentaire

Systèmes complexes en SHS
La multiplication des méthodes de calcul empruntées aux sciences de la complexité permet de prendre en compte de plus en plus de facteurs d’ordinaire négligés dans la modélisation des phénomènes sociaux. L’économie utilise depuis longtemps des modèles mathématiques dont le champ d’application est limité à des situations bien définies par des hypothèses plus ou moins restrictives. Certains phénomènes collectifs, comme les transports, les mouvements de foules, les diffusions d’opinions, ont pu être abordés par des méthodes empruntées à la physique des systèmes désordonnés. L’analyse mathématique, et la simulation informatique (qui est aussi une manière complémentaire de générer des données), permettent d’explorer les conséquences des hypothèses et de revenir aux données pour tester ces conséquences. L’analyse permet aussi, et c’est un aspect essentiel, d’étudier la généricité des phénomènes : un phénomène observé est-il spécifique de conditions très particulières, ou au contraire typique d’une famille de systèmes aux caractéristiques similaires (et donc très robuste). Cette démarche conduit à se poser des questions qui ne sont pas nécessairement naturelles dans le cadre des grandes théories classiques. Ainsi l’analyse (informatique) de l’organisation sémantique du lexique (deux mots sont proches si dans un contexte donné ils ont un sens proche) permet de faire apparaître une structure dans la langue, reflet probable de propriétés cognitives, qui ne s'obtiennent pas dans le cadre d’une approche purement déductive. D’autre part, la modélisation en biologie a contribué à développer de nouvelles techniques de calcul éventuellement applicables à d’autres disciplines et notamment aux sciences sociales. On peut citer comme exemples le calcul par réseaux de “neurones” formels, ainsi que les algorithmes génétiques formalisant  et généralisant les mécanisme d’évolution darwinienne par mutations-sélection. Diverses disciplines des sciences humaines (géographie, sociologie,…) et des sciences de la vie partagent l’intérêt pour des concepts comme les « petits mondes » et les phénomènes d’échelles, et profitent des avancées de la modélisation informatique, notamment par les systèmes multi-agents. Ainsi une modélisation des règles de comportement des individus et de leurs interactions (par exemple dans le cadre d’un marché financier), permet de voir dans quelles conditions émerge un comportement de groupe compatible avec les faits empiriques (ce qu'on appelle les 'faits stylisés') ; en géographie urbaine, la simulation multi-agents permet d’analyser le développement des villes, et permet d'envisager de manière quantitative le devenir d'un tissu urbain. L’interdisciplinarité des sciences de la complexité actuellement en plein développement permet d’espérer des progrès significatifs dans les techniques de modélisation en sciences sociales, même si une appréciation critique de ces modèles reste bien entendu indispensable.

Un PPF piloté par l'EHESS
L’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales dont la tradition est ancrée dans l’interdisciplinarité et qui depuis toujours a été ouverte aux sciences formalisées est un lieu particulièrement adapté pour les rencontres entre spécialistes des sciences « douces » et spécialistes des sciences « dures ». Conformément aux objectifs affichés dans son plan quadriennal, l’EHESS a souhaité se donner les moyens de favoriser les interactions intellectuelles et scientifiques avec différents domaines en mettant en place des programmes transversaux. C'est dans ce contexte que l'EHESS a été à l'initiative du présent plan pluri-formations qui concerne plus spécifiquement le développement des travaux de modélisation et simulation en sciences sociales autour de la thématique générale des systèmes complexes en SHS.

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Participants et partenaires du PPF

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